Bernard Lecuelle (RT Chalon) : « Une fierté de passer le relais sur une assemblée qui n’est pas en crise »
Nommé président du RT Chalon en février 2016, Bernard Lecuelle passe la main à Walter Alix en cette fin d’année 2026. L’occasion pour le Beaunois de revenir sur 10 ans à la tête du club chalonnais.
Propos recueillis par Corentin Murat

Bernard, en 2016 lorsque vous avez pris la présidence du nouveau nommé RT Chalon, vous mettiez la priorité sur les jeunes et l’image du rugby chalonnais, quel bilan faites-vous aujourd’hui ?
« Notre mot d’ordre quand on est reparti en 2016, c’était “on dit ce qu’on fait, on fait ce qu’on dit”. Dix ans après, nos jeunes jouent en équipe première, une est en équipe de France (Marie Morland), un est à Oyonnax (Louis Morland), un autre au Lou (Arthur Mathiron), etc. Les filières jeunes fonctionnent bien. Concernant l’image du rugby à Chalon, je dirais qu’elle est plutôt pas mauvaise. Chacun pense ce qu’il veut sur le fait qu’on mérite ou non d’être au niveau où on est. Mais la réalité économique du rugby aujourd’hui fait que le bassin chalonnais n’a pas les moyens de faire mieux. Ça viendra peut-être demain ou après-demain. »
Pensiez-vous rester dix ans à la tête du club ?
« J’avais dit que je ne ferais pas plus de dix ans. Mais l’objectif, avec le comité directeur, était d’aller le plus loin possible. Pour que notre modèle devienne une évidence et que ce soit difficile d’aller contre. Dix ans, c’était envisagé, mais pas au-delà. Il y a forcément un phénomène d’usure. Statutairement, on avait mis une limite de quatre mandats (de trois ans) pour le président. Moi, j’ai fait un mandat court au début et là, j’arrive au bout de mon quatrième mandat. Et depuis que j’ai entamé le dernier, il y a trois ans, j’ai dit dès le début qu’il fallait trouver quelqu’un pour prendre la place de président. »
Et vous passez aujourd’hui la main à Walter Alix.
« Walter est quelqu’un qui connaît le monde du rugby, le monde de l’entreprise et le territoire. En plus, il a joué à Chalon. Je n’ai pas de doute qu’il soit apte à diriger. Et si ça n’avait pas collé, il ne serait pas resté pendant deux ans au sein de notre comité directeur. La transition s’est bien faite. Il n’y a pas de débats. C’est une fierté de passer le relais sur une assemblée qui n’est pas une AG de crise. C’est plutôt serein. Et c’est une bonne chose. »
Où souhaiteriez-vous voir le RTC dans 10 ans ?
« Je pense qu’il faudra avoir les reins solides et tenir dans la conjoncture économique qui n’est pas bonne. Après, l’objectif, cette saison, est qu’on se maintienne absolument au niveau fédéral. Donc être dans la future Nationale 3 (pour la saison 2027-28). Pour ça, on présente un budget ambitieux. Viser la N3 est l’objectif, et peut-être mieux par la suite. L’objectif, d’ici 2030, est une montée. »
