Trois Verri pour le prix d’un, Tylio suit le chemin de son grand frère au RT Chalon
Après les arrivées d’Alexandre, sur le banc, et d’Ylan, sur le terrain, un troisième visage est venu compléter la tribu Verri au RT Chalon à l’intersaison. Celui de Tylio, le petit frère. Arrivé en provenance des espoirs de l’AS Mâcon en quête d’un nouveau défi, le talonneur de 19 ans débarque chez les Tango avec ambition et maturité pour une aventure en famille et entouré d’une bande de copains.
Mathieu Poupon

Dans la famille Verri, je demande le petit frère. Après le père Alexandre (manager) et le grand frère Ylan (3e ligne), c’est au tour de Tylio Verri de revêtir la tunique orange du RTC.
Pourtant, son arrivée chez les Tango n’était pas des plus certaines. « Mon père ne voulait pas que je fasse mon chemin en fonction de lui, admet le talonneur. Et moi je ne voulais pas forcément toujours continuer avec mon père. »
Le grand frère comme repère
Car après un passage chez les espoirs de l’AS Mâcon où il ne se sentait plus à sa place, deux choix s’offraient au néo Chalonnais. « J’ai été appelé par Chalon et par Villefranche, révèle-t-il. Mais j’ai pas mal de copains à Villefranche et je sais qu’il ne donne pas beaucoup de temps de jeu aux jeunes. À Chalon, j’aurais du temps de jeu si je me donne les moyens, donc j’ai préféré venir ici. »
Une arrivée dans les pas de son père donc, mais surtout de son grand frère Ylan, qui aura été le véritable déclencheur. « Je voulais continuer avec lui à Mâcon. Dès que j’ai su qu’il partait, c’était encore plus simple pour moi de partir, précise le joueur de 19 ans. On a beaucoup de repères ensemble, notamment en touche. Et puis j’adore jouer avec lui. Il m’apporte beaucoup de confiance. »
Les ordres du père sur le banc, le regard du frère sur le terrain. De quoi être sous pression ballon en main ? « Je suis plutôt une force tranquille et sais ce que j’ai à faire. C’est vrai que ça met un peu de pression de jouer pour mon père. Mais jouer avec mon frère, c’est encore pire, plaisante-t-il. Je sais comment il fonctionne et un regard me fait tout comprendre. Mais c’est bon enfant. »
« Avancer ensemble »
Si le talonneur d’1,80m peut s’appuyer sur les conseils de son aîné, il pourra aussi compter sur d’autres ex-Mâconnais arrivés en terres chalonnaises à l’intersaison. Avec des Paul Heim, Taniela Koroi, ou encore Paul Mendlowictz du voyage dans la valise de coach Verri. « Paul (Mendolwictz) était mon droitier toute la saison. On sait se parler, se coordonner. On a pas mal de repères ensemble, se réjouit Tylio Verri. Comme avec Paul (Heim) et Taniela (Koroi). J’étais content de voir que pas mal de jeunes de Mâcon avaient signé ici, je me suis dit qu’on allait pouvoir continuer d’avancer ensemble. »

Un cadre idéal pour le talonneur, qui continue de gravir les échelons. « J’espère passer un cap dans ma tête car je n’ai jamais joué à ce niveau-là (Fédérale 2) », lâche-t-il. Et pour se faire sa place dans les rangs du RTC, Tylio Verri sait ce qui lui reste à faire. « Je suis quelqu’un qui veut toujours gagner et qui ne baisse pas les bras, prévient-il. Quand tu es le fils du coach et que ton grand frère joue, tu sais qu’il y a des attentes. Je suis le plus jeune de l’équipe, on est beaucoup au talon. Ça ne va pas être simple mais je vais me donner les moyens pour gagner ma place. »
