RUGBY CHALON – RTC : Paul Mendlowicz veut jouer dans la cour des grands
Par Salvatore BARLETTA

« Il a l’air solide, très dynamique. Lancé, il devrait faire mal aux défenses adverses et sera difficile à stopper. Je pense qu’il va faire énormément de bien à notre pack et à l’équipe ». Greg Paquelet, l’entraîneur des trois quarts chalonnais, ne mâche pas ses mots et ne tarit pas d’éloges sur le jeune pilier droit de 21 ans, Paul Mendlowicz.
Formé à Trévoux
Arrivé des espoirs de l’AS Mâcon ces derniers jours, le joueur, natif d’Annecy, avance un seul objectif cette saison : « Jouer enfin avec les seniors ». Formé à Trévoux dans l’Ain, Pierre a vadrouillé par la suite. Le LOU, Bourg notamment et finalement Mâcon. « Quand je suis arrivé à l’ASM, c’était pour jouer avec les seniors » insiste-t-il. Il échouera malheureusement.
Maudite blessure
Pourtant, les Dieux du rugby lui viennent en aide lorsqu’au coeur de la saison dernière, les piliers droits de l’équipe première se blessent et que Julien Veniat, le coach mâconnais, lui signifient sa présence sur la feuille de match face à La Seyne. Mais la mort dans l’âme, Paul décline l’invitation en Nationale 2. « Je me suis blessé au mollet, une déchirure et les médecins ne m’ont pas donné le feu vert » se souvient-il.
La chance passée, il terminera la saison en s’entraînant certes avec le groupe seniors mais le dimanche venant, c’est au sein des espoirs qu’il évoluera à droite de la mêlée là où son poids – 140 kg quand il est au top de sa forme – fait merveille. « Un bébé comme ça, ça ne se bouge pas facilement » insiste Greg Paquelet.
Pas au foot, ni au tennis !
Alors pourquoi signer à Chalon alors que la Nationale 2 risquait de lui tendre les bras cette saison ? « Je veux jouer avec les seniors. Je n’ai toujours fait que des matches avec des mecs de mon âge – il a 21 ans – J’avais envie de découvrir autre chose. Le projet de Chalon était intéressant et le fait qu’Alex Verri, qui était mon coach à Mâcon, soit là, a largement contribué à ma signature » explique le pilier droit, venu au rugby parce que son physique ne lui permettait pas de s’inscrire dans une autre discipline. « J’étais déjà costaud gamin, je n’allais pas faire du foot ou du tennis, encore moins de la gymnaste » rigole-t-il.
Pour le plus grand bonheur du Rugby Tango Chalonnais ? L’avenir proche nous le dira.
